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VILLES INVISIBLES

Villes de l’antiquité tardive du sud de la péninsule ibérique et du nord de l’Afrique (300-800)

l’art de restituer les monuments disparus

La restitution architecturale vise à proposer une reconstruction idéale d’un édifice ruiné, dont notre connaissance n’est que partielle. Cette pratique fut inventée et codifiée au cours de la Renaissance italienne, dans le but de retrouver l’image de la ville de Rome au temps de sa splendeur antique. Pour concevoir de telles représentations, on fit alors appel aux spécialistes de l’époque, des artistes, peintres, sculpteurs et architectes ; ils se nommaient Raphaël, Francesco di Giorgio Martini ou Giuliano di Sangallo. L’exercice, dans ses grands principes, a peu évolué jusqu’à nos jours. L’analyse scientifique des vestiges en place permet de formuler une proposition graphique de reconstruction. Cependant, les édifices antiques nous étant parvenus à l’état de ruines, leur connaissance est toujours lacunaire et la restitution nécessite donc de conjuguer les évidences archéologiques et les hypothèses, par définition fragiles. Ces propositions laissent donc immanquablement place à une part de doute, d’interprétation subjective et conjoncturelle, d’imagination. L’art de la restitution réside dans cette cohabitation heureuse et raisonnée de certitudes et de doutes. Si les principes demeurent inchangés, il en va tout autrement des outils. Depuis quelques décennies, l’imagerie 3D, et d’une manière générale les nouvelles technologies de production, de gestion et de diffusion des images, ont permis de renouveler l’exercice. L’exposition Villes invisibles contribue à cette réinvention de l’art de restituer les monuments disparus.

Dans le cas des constructions tardo-antiques, la richesse du sujet ainsi que la diversité des situations rendent délicate la définition de modèles normatifs, comme Vitruve et ses successeurs s’efforcèrent d’y parvenir pour les monuments grecs et romains. C’est donc à travers une série de cas d’étude que nous avons choisi d’évoquer différents scénarios de l’évolution des espaces : abandon, changement d’affectation, utilisation de matériaux de remploi ou invention de nouvelles typologies d’édifices offrent autant de situations dont la diversité des exemples retenus s’efforce de rendre compte.


LE FILM ATLAS


LES TABLEAUX ATLAS


Villes invisibles
Villes de l’antiquité tardive du sud de la péninsule Ibérique et du nord de l’Afrique (300-800)

Conception : Jean-François Bernard, Titien Bartette, Laurent Brassous, Sabine Panzram

Modélisation 3D : Chloé Martin – Iconem

Photogrammétrie : Marjorie Coulin – Iconem

Réalisation : Projet Atlas – Iconem – IRAA – Universität Hamburg – Casa de Velázquez – UMR LIENSs 7266 (CNRS/Université de La Rochelle)

Production : Chloé Martin, Julie Lebastard, Issanou Kamardine Ousseni, Galdric Robert – Iconem

Financement : Agence nationale de la Recherche – Deutsche Forschungsgemeinschaft – LVR Archäologischer Park Xanten

Avec l’aimable collaboration scientifique de : Miguel Alba Calzado – Consorcio Ciudad Monumental de Mérida ; Stefan Ardeleanu – Universität Hamburg ; Henri Broise – IRAA-CNRS ; Laurent Callegarin – IRAA/UPPA ; Moheddine Chaouali – Institut National du Patrimoine de Tunis ; Christoph Eger – LVR-Archäologischer Park Xanten ; Pieter Houten – Universität Hamburg ; Sonia Gutiérrez Lloret – Universidad de Alicante ; Ada Lasheras – Casa de Velázquez ; Antoine Laurent – UMR Traces-Université Toulouse Jean Jaurès ; Bastien Lefebvre – UMR Traces-Université Toulouse Jean Jaurès ; Pedro Mateos Cruz – Instituto de Arqueología-Mérida (CSIC-Junta de Extremadura); Pierre Moret – UMR Traces – Université Toulouse Jean Jaurès
Y el equipo de la ANR Archéostraits

Une exposition Atlas & Iconem

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